Marie FONTAINE, psychologue clinicienne

Mon parcours, mes patients

L’anorexie, la boulimie et l’hyperphagie bien plus qu’une problématique alimentaire, révèlent une réelle crise identitaire dont les origines sont multifactorielles .

Depuis 10 ans maintenant, j’accompagne des patients atteints de troubles du comportement alimentaire (TCA).

A chaque séance, nous nous efforçons ensemble : famille, patient et thérapeute, de remonter jusqu’aux sources du mal être et des non-dits. En parallèle d’un suivi médical axé sur la re nutrition, l’accompagnement psycho-thérapeutique vise, dans une première étape, à apaiser la souffrance engendrée par le trouble du comportement. 

L’objectif est de libérer les émotions bloquées, d’identifier et écouter les ressentis du patient pour enfin recréer des relations sereines avec son entourage.

La seconde étape consiste, quant à elle, à travailler la problématique psychique sous-jacente. Cela implique de chercher à comprendre le sens de la maladie, puis d’identifier des conduites alternatives acceptables. 

Pour que le patient approche de la guérison, il faut recréer des repères identitaires, restaurer une bonne image de soi et construire des projets d’avenir.

Lors de mes expériences en clinique, j’ai perçu le désarroi dans lequel la maladie plonge les familles. J’ai également mesuré leur réel soulagement quand elles se sont senties soutenues.

C’est pourquoi, j’ai choisi de poursuivre mon action en cabinet et de m’engager bénévolement dans une association, investie dans le soutien aux familles et proches de personnes atteintes de TCA.

J’interviens régulièrement dans les locaux de l’ABO (Anorexie-Boulimie Occitanie), une association toulousaine. 

Je participe mensuellement aux rencontres thématiques programmées par cet organisme et à l’animation de groupes de parole dédiés aux TCA. 

Ce type d’accompagnement reste peu développé malgré les besoins grandissants, et les familles désorientées n’hésitent pas à venir de loin.

Le parcours d’une vie est loin d’être un fleuve tranquille. Certains événements difficiles amènent leur lot de stress et de traumatismes conscients ou inconscients .

Que ce soit à l’enfance comme à l’âge adulte, les agressions, maltraitances et atteintes :

  • physiques, 
  • psychologiques, 
  • sexuelles, 
  • accidents, 
  • deuils, 
  • attentats,
  • catastrophes naturelles, … 

ne peuvent être surmontées par la seule volonté du patient et malgré toute la bienveillance déployée par son entourage. D’ailleurs, les familles des victimes sont également impactées par le traumatisme des violences subies par leur proche. Il se peut également que des épisodes difficiles, non identifiés au moment où ils ont été vécus, infligent des blessures émotionnelles à l’origine de perturbations psychologiques ou de comportements mélancoliques, agressifs ou dépressifs, à première vue inexplicables. Pour soigner ce type de traumatisme, j’ai recours à la thérapie EMDR, dont l’efficacité est reconnue par les plus hautes instances de la santé à l’échelle internationale (la Haute Autorité de la Santé depuis 2007 et l’Organisation Mondiale de la Santé depuis 2013, entre autres). En principe de courte durée, cette pratique agit sur le choc traumatique que le psychisme n’arrive pas à traiter, de façon à ce que le cerveau puisse le digérer et permettre à la personne de s’en délivrer.

L’harmonie du couple, comme de la famille, est aujourd’hui particulièrement malmenée …

Nombreux sont ceux qui viennent me voir pour tenter de trouver une solution à leur mésentente.  Franchi le cap de l’hésitation, c’est ensemble qu’ils viennent exprimer leur mal-être et leur stress, leur difficulté à aller de l’avant. 

Bien que la résolution du conflit ne dépende pas uniquement du thérapeute, il est de sa compétence de les guider vers l’apaisement, afin que les choix se fassent naturellement, sans plus de déchirements. Que deux êtres décident de restaurer la foi en l’autre, ou qu’ils choisissent de se séparer, je m’efforce de les accompagner pour qu’ils retrouvent l’équilibre et la sérénité auxquels tout un chacun aspire. Je fais comprendre à mes patients qu’ils possèdent tant de ressources cachées en eux, qu’il m’appartient de les leur révéler pour qu’ils puissent, avec ou sans l’autre, continuer à se projeter dans l’avenir. Je garde en mémoire de très belles expériences, faites d’émotions et d’espoir.

Depuis le début de mon cursus professionnel, en tant que psychologue clinicienne, j’ai orienté mon expérience sur la compréhension du développement de l’enfant et de ses enjeux identitaires …  3 centres dans lesquels je me suis investie sont :

  • le Centre Pédiatrique de Médecine Physique et de Réadaptation de Saint-Jacques-Roquetaillade – (Montégut, Gers)
  • l’Institut Thérapeutique Educatif et Pédagogique (I.T.E.P.) La Grande Allée de Toulouse
  • l’I.T.E.P. de Saint-Simon – Toulouse

Mon passage dans ces structures de prise en charge de l’enfance en souffrance m’a permis de développer une approche thérapeutique adaptée aux difficultés affectives et relationnelles de l’enfant. 

J’y ai appliqué des techniques de soin  s’adaptant également à l’enfant qui n’a pas encore la capacité de s’exprimer par la parole.

Un problème familial, une baisse de moral, un chagrin à priori anodin ou une profonde dépression… Ne négligez pas ces états de mal-être.  Sachez les reconnaître et, avant que la situation ne dégénère, n’hésitez pas à demander de l’aide … 

Source INSERM

En France, l’anorexie touche à peu près 1,5% de la population féminine de 15 à 35 ans. Soit environ 230 000 femmes. 

Cependant la maladie affecte aussi les hommes, soit 1 homme pour 9 femmes. 

Il sont 70 000 adolescents a être touchés, ce qui correspond à 60 – 70% des anorexiques. 

Avec l’évolution de nos sociétés et l’importance accordée à la minceur, comme critère suprême de beauté, le trouble alimentaire se développe depuis peu chez les personnes âgées de 20 à 45 ans. Ce qui représente près de 170 000 adultes. 

Tous les milieux socioculturels sont affectés, quels que soient la race ou l’environnement géographique (la maladie touche les villes comme les campagnes). 

Chiffres alarmants : 
Suicide ou tentative de suicide : 5 à 10 % des anorexiques 
Décès : 10 % des personnes atteintes 
Seulement 30 % des cas sont pris en charge par un thérapeute. 

Important bien accompagnés, les malades évoluent positivement, parfois même vers la guérison

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